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« Osons revoir le financement de nos religions » par Jacques Yves Bohbot

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En 2016, le nombre de personnes ayant déclaré un don sur leur impôt sur le revenu, a baissé et le montant des dons récoltés recule. C’est le constat fait par la 22 ème édition du baromètre de la générosité de Recherches et Solidarités publiée récemment par La Croix.
Si les montants récoltés par les associations restent impressionnants – 2,488 milliards d’euros de dons déclarés – ce chiffre est pour la première fois en retrait depuis dix ans. Plus inquiétant encore, le nombre de donateurs diminue lui aussi – de plus de 4% ; il s’établit désormais à 5,28 millions.
Face à ce constat négatif, les religions semblent s’en sortir un peu mieux. Si les collectes réalisées par l’Église catholique augmentent légèrement de 1,3 %, l’Eglise protestante unie de France voit ses recettes fondre de 1,6 % par rapport à 2015.
Les auteurs de l’enquête ne disposent pas des chiffres de la communauté juive. Mais l’analyse des documents financiers publiés par le Consistoire de Paris laissent

apparaître un maintien des dons au- dessus des 11 millions d’euros. Ce qui constitue pour le Consistoire un résultat plutôt encourageant dans un contexte de départ de plusieurs dizaines de milliers de nos coreligionnaires ces dernières années pour Israël ou d’autres pays.

Il reste que la générosité des donateurs reste un des principaux moteurs du fonctionnement des
religions en France. Mais pour combien de temps ?

Car la baisse des foyers imposés ces dernières années a contribué à la stagnation des dons récoltés. Et
personne ne peut encore mesurer les effets de la refonte de l’ISF.
La loi de 1905 excluant dans son article 2 toute aide publique à l’exercice du culte dans notre pays, les
religions ont depuis longtemps appris à fonctionner sans subvention ou soutien financier public. Ce
qui n’est pas le cas chez nos voisins belges (prise en charge de la rémunération des ministres du culte),
allemands (impôt cultuel et subventions directes), italiens ou espagnols (affectation d'une fraction de
l'impôt sur le revenu) où l’ État participe directement au financement des dépenses des communautés
religieuses.
Dans le cadre d’une déclaration attendue sur la Laïcité, Le Président de la République serait avisé de
prendre exemple sur nos voisins et d’envisager un financement public du culte.
Une autre manière de passer de l’ancien au nouveau monde.

Jack-Yves Bohbot

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