Lyon — Il avait jeté son voisin juif par le balcon du 17e étage : le procès s’ouvre
À partir de ce lundi, un homme de 55 ans (Rachid Kheniche) comparaît devant la cour d’assises du Rhône pour un crime d’une violence inouïe : en 2022, il a défenestré son voisin et ami, un octogénaire de confession juive (René Hadjadj), depuis le 17ᵉ étage de leur immeuble lyonnais.
Les faits, d’une brutalité extrême, avaient profondément choqué. Les deux hommes se connaissaient depuis des années et entretenaient des relations amicales. Pourtant, au terme d’une altercation dont les circonstances exactes restent au cœur des débats judiciaires, la victime a été projetée dans le vide, trouvant la mort sur le coup.
Mobile et contexte au cœur des débats
L’accusé conteste toute intention homicide préméditée. La défense évoque un contexte de troubles psychiques, tandis que l’accusation s’emploiera à démontrer la volonté criminelle et la conscience des actes. La question d’un mobile antisémite — ou, à tout le moins, de la prise en compte de la confession juive de la victime — sera examinée avec une attention particulière au fil des audiences.
Une affaire hautement symbolique
Ce procès intervient dans un climat de vigilance accrue autour des violences visant des citoyens juifs en France. Au-delà des qualifications pénales, l’affaire pose une question lourde : comment un lien d’amitié a-t-il pu basculer dans un acte d’une telle sauvagerie ?
Les audiences, prévues sur plusieurs jours, devront faire toute la lumière sur les faits, les responsabilités et les circonstances exactes de ce drame. Le verdict est attendu à l’issue des débats.