Il ne s’agit pas seulement de pressions militaires. C’est une guerre psychologique au plus haut niveau, conçue pour briser la loyauté, isoler les dirigeants et affaiblir le régime de l’intérieur.
La véritable question n’est plus de savoir si l’Iran a été démasqué, mais combien de temps le système pourra tenir après un tel niveau d’infiltration.
« Bonjour, comment allez-vous ? Est-ce bien le commandant Fathi Sadeh ? »
demande le Mossad israélien en début d’appel.
« Qui êtes-vous ? Bonjour ? »
répond le haut gradé de la police iranienne.
« Vous m’écoutez ? » poursuit le service de renseignement israélien en farsi. « Nous savons tout sur vous, vous êtes sur notre liste noire et nous possédons toutes les informations vous concernant. »
« Ok, dit l’officier iranien… »
L’agent israélien poursuit : Votre fille s’appelle Zahara, votre femme Jahanbachsh, votre mère Nadia et votre père Husain. Je vous ai appelé pour vous avertir : vous devez soutenir votre peuple. Sinon, votre destin sera le même que celui de votre guide [l’ayatollah Ali Khamenei]. Est-ce clair ?
« Frère, répond le commandant iranien, je le jure sur le Coran, je ne suis pas votre ennemi, je suis déjà un homme mort, venez seulement nous aider et coupez la tête de tous les commandants. »
L’appel, dont l’enregistrement a été transmis à JNS par des sources du renseignement israélien, est l’un des centaines d’appels passés par des agents du Mossad israélien à de hauts responsables de la sécurité iranienne depuis le début de la guerre le 28 février, dans le but d’affaiblir le régime et ses partisans.


