Le rabbin qui a blessé la France, ses institutions,… et Israël !
Par René Taieb
Haïm Korsia affirme que Benjamin Netanyahou aurait « blessé les commissaires, policiers et préfets » par ses critiques envers la France. Mais qui a réellement blessé qui ? Ce n’est pas Netanyahou. C’est Korsia lui-même qui, par ses propos, a blessé la communauté juive de France et offensé Israël.
Un Grand rabbin n’est ni ministre de l’Intérieur, ni adjoint du président de la République. Son rôle n’est pas de défendre l’Élysée, ni de se poser en porte-parole des forces de l’ordre.
Son rôle est uniquement spirituel: guider, apaiser, protéger moralement les Juifs de France. Chaque fois qu’il sort de ce cadre, il dérape.
Et posons la question : avez-vous déjà vu un évêque ou un archevêque intervenir publiquement en se tenant aussi près du pouvoir politique ? Non. L’Église par exemple, malgré son histoire, garde ses distances avec l’Élysée. Elle sait que le mélange entre religion et pouvoir est explosif et dangereux. Pourquoi faudrait-il que le Grand Rabbin de France fasse l’inverse, au point de devenir
“le Grand rabbin de l’Élysée” ?
En France, ses paroles blessent les Juifs du quotidien, ceux qui vivent insultes, violences et peur dans leur vie de tous les jours. Ils n’acceptent pas d’être représentés par un rabbin qui minimise leur souffrance pour plaire au président.
En Israël, elles sont vécues comme une trahison : un Grand rabbin français qui contredit publiquement le Premier ministre élu du peuple juif, au moment où celui-ci dénonce l’explosion de l’antisémitisme en Europe.
Quant aux policiers et aux préfets, loin d’être « blessés » par Netanyahou, ils savent que son courrier a eu un grand mérite : obliger Emmanuel Macron à se réveiller et à donner enfin des consignes fermes ( que nous attendons encore) et immédiates pour tenter de stopper l’antisémitisme nauséabond qui gangrène la France.
Le Consistoire Central de France représenté par son Président Elie Korshia pour un second mandat , qui l’a porté, n’est plus qu’un reliquat napoléonien verrouillé, déconnecté de la majorité des Juifs. Une vitrine commode pour l’État, mais sans légitimité démocratique ( comme d’autres « institutions » juives ).
La vraie communauté se trouve ailleurs : dans les synagogues de quartier, les écoles, les associations, les familles, les commerçants, les étudiants… Ce sont eux qui portent la vitalité et la dignité du judaïsme français.
La vérité est implacable : le Grand rabbin en servant l’Élysée, a blessé non seulement la France mais les français dans sa globalité en touchant à la République qui est le fondement des institutions, en faussant le débat, et Israël en trahissant sa parole.
La République a ses ministres, ses préfets, ses diplomates. Les Juifs de France, eux, ont besoin d’un Grand rabbin, d’un vrai !
René Taieb
Journaliste et Chroniqueur pour Israel Actualités Digital