Alain SAYADA – Rédacteur en Chef d’Israel Actualités
Quand Donald Trump à Washington fixe des limites,
Le président français Emmanuel Macron à Paris abdique
Les États-Unis viennent de rappeler une vérité simple : la paix ne peut être imposée sans conditions. En refusant d’accorder des visas à Mahmoud Abbas et à la délégation de l’Autorité palestinienne pour assister à la conférence de l’ONU, l’administration américaine a envoyé un signal fort. Pas de reconnaissance, pas de tribune internationale tant que les engagements de paix ne sont pas respectés.
À l’inverse, Emmanuel Macron a choisi d’effacer les prérequis élémentaires. La France, au lieu d’exiger des garanties, s’est précipitée dans une reconnaissance symbolique, presque métaphysique, de l’État palestinien. Mais comment prétendre bâtir la paix quand le Hamas, organisation terroriste qui rêve d’anéantir Israël, bénéficie de ce coup de pouce diplomatique ?
Résultat : ni Israéliens, ni Palestiniens ne viendront cautionner cette mascarade. L’acte de reconnaissance, au lieu de rapprocher les peuples, sert d’offrande à ceux qui ne croient qu’en la violence. Paris voulait inscrire son président dans l’histoire des Nobel de la paix ; il risque surtout de ternir durablement l’image diplomatique de la France.
Il ne suffit pas de déclarer la paix pour qu’elle advienne. La paix se construit avec des engagements fermes, une volonté claire et le courage d’affronter la réalité : le terrorisme ne peut être récompensé par des gestes symboliques. À défaut, on ne récolte qu’illusions, sarcasmes et isolement international.
Alors que la France traverse une crise intérieure profonde, le Président préfère chercher une gloire extérieure illusoire. Mais à trop vouloir forcer l’Histoire, il risque surtout d’y entrer par la mauvaise porte.