Alain SAYADA
Netanya 09h20 Israel
POUR UNE ALYAH SÉCURISÉE : GARANTIR UN LOGEMENT DURABLE AUX FAMILLES JUIVES DE LA DIASPORA
Je pense qu’aujourd’hui, si nous voulons réellement soutenir les Juifs de la diaspora seraient de leur porter assistance pour faire leur Alyah , nous devons avoir le courage de poser les véritables questions et, surtout, d’apporter des réponses concrètes.
Parceque demander à Israel de soutenir les juifs de France, celle-ci prefere que cette aide soit orientée à ceux qui désire faire leur Alyah, pour ceux qui n’ont pas le choix de le faire il y a déja suffisament d’Association qui sont active en France pour leur venir en aide.
Alors,
Faire son Alyah est une décision immense. C’est un choix de vie, un choix familial, culturel et spirituel et non une fuite. Mais ce choix ne doit pas devenir un saut dans l’inconnu, avec au-dessus de la tête une épée de Damoclès permanente.
Car il faut regarder la réalité en face.
Dans nos communautés, tous les Juifs ne roulent pas sur l’or. Bien au contraire. La grande majorité vit comme tout le monde, avec un salaire qui permet parfois tout juste de terminer le mois ( loyer, charges, Courses, école, Maasser etc…) . Pour certaines familles, les fins de mois sont déjà difficiles, très difficiles et, pour d’autres, les comptes sont régulièrement dans le rouge 10 jours avant la fin du mois.
Alors posons-nous une question simple :
Comment permettre à plus de 80 % des Juifs qui souhaitent faire leur Alyah de franchir le pas avec sérénité, sans mettre en danger l’équilibre économique de leur famille ?
Le « panier d’intégration » et les différentes aides existantes sont évidemment nécessaires. Mais soyons honnêtes : à eux seuls, ils ne régleront pas la principale difficulté à laquelle une famille est confrontée lorsqu’elle arrive en Israël.
Cette difficulté, c’est le logement.
Le logement doit devenir la priorité pour ceux qui appelent à ce que les juuifs de France et de Diaspora fassent leur Alyah !
Pour une personne seule, trouver une solution temporaire peut éventuellement être envisageable.
Mais pour une famille avec des enfants, c’est totalement différent.
Comment demander à une famille de quitter son pays, son emploi, ses habitudes, son environnement et parfois une situation professionnelle stable pour arriver en Israël et savoir qu’au bout d’un an, son bail peut arriver à échéance et qu’elle devra recommencer à chercher un appartement ?
Comment construire une nouvelle vie avec cette incertitude permanente ?
Comment demander à une famille de s’intégrer, de scolariser ses enfants, d’apprendre l’hébreu et de rechercher un emploi lorsque son premier souci est de savoir si elle pourra encore se loger dans six ou douze mois ?
Ce n’est pas une véritable sécurité.
Et si nous voulons réellement encourager l’Alyah, nous devons changer de modèle.
Garantir plusieurs années de stabilité
Pourquoi ne pas mettre en place en Israël un dispositif spécifique permettant aux nouveaux Olim de bénéficier d’une garantie locative de plusieurs années ?
La France connaît depuis longtemps des mécanismes permettant aux familles de bénéficier d’une certaine stabilité locative, notamment avec les baux de longue durée.
Pourquoi ne pas réfléchir en Israël à un système comparable, adapté aux réalités du pays et spécifiquement destiné aux nouveaux immigrants ?
L’objectif serait simple :
Une famille qui décide de faire son Alyah doit pouvoir savoir, avant même son départ, qu’elle disposera d’un logement stable pendant plusieurs années.
Pas seulement douze mois.
Pas une solution provisoire.
Pas un logement conditionné à une succession permanente de renouvellements précaires.
Mais une véritable visibilité permettant à une famille de construire son avenir.
La première année doit servir à s’intégrer, pas à survivre
Une fois cette sécurité assurée, les autres étapes de l’intégration deviennent beaucoup plus réalistes.
Apprendre l’hébreu.
Trouver un emploi.
Faire reconnaître ses compétences et ses diplômes.
Scolariser ses enfants.
Créer de nouvelles relations.
Participer à la vie locale.
Et surtout, devenir progressivement autonome.
La langue est évidemment essentielle. Le travail également.
Mais pour apprendre une langue, chercher un emploi et permettre à ses enfants de s’intégrer correctement, il faut d’abord disposer d’un minimum de stabilité.
On ne construit pas une nouvelle vie lorsque l’on passe son temps à se demander où l’on habitera demain.
La diaspora doit aussi devenir un acteur de l’intégration
Il existe également une formidable force sur laquelle Israël peut s’appuyer : les Juifs de la diaspora qui ont déjà fait leur Alyah.
Ils connaissent les difficultés rencontrées par les nouveaux arrivants.
Ils savent ce que représente l’arrivée dans un nouveau pays.
Ils connaissent les démarches, les administrations, les difficultés liées à la langue, au logement et à l’emploi.
Ils peuvent devenir les véritables relais de cette intégration.
Mais pour cela, il faut que l’État mette en place un cadre permettant à ces nouveaux Olim de démarrer leur vie avec une véritable sécurité.
Une proposition concrète
Je propose donc que soit étudiée la création d’un dispositif national de garantie de logement pour les nouveaux Olim, reposant sur plusieurs principes :
- une garantie publique ou para-publique permettant aux propriétaires de louer aux nouveaux Olim avec un risque fortement réduit ;
- la possibilité de conclure des baux de plusieurs années ;
- une protection particulière pour les familles avec enfants ;
- un accompagnement pendant les premières années ;
- un dispositif facilitant l’accès au logement même lorsque le nouvel immigrant ne dispose pas encore d’un historique professionnel ou bancaire en Israël ;
- et, pourquoi pas, la création d’un fonds spécifique alimenté par l’État, les institutions juives, les philanthropes et la diaspora.
Cette garantie pourrait devenir l’un des piliers de la politique d’Alyah.
Ne faisons pas des Olim des Juifs de seconde zone
Et il y a une autre question que nous devons avoir le courage de poser.
Les Juifs qui arrivent en Israël ne doivent jamais avoir le sentiment d’être des Juifs de seconde zone.
Ils viennent renforcer Israël, ils particippent à l’effort de guerr de nombreux Hayalim ayant fait leur Alya incorporé dans Tsahal sont tombés depuis le 7 Octobre
Ils apportent leurs compétences, leurs familles, leur énergie, leurs entreprises, leurs professions, leurs connaissances, la défense du pays et leur volonté de participer à la construction du pays.
Ils ne demandent pas que tout leur soit donné.
Ils demandent simplement de pouvoir commencer leur nouvelle vie dans des conditions dignes et sécurisées.
Si nous voulons réellement que l’Alyah devienne massive, nous devons cesser de penser uniquement en termes d’incitations financières ponctuelles.
Nous devons penser en termes de sécurité et de projection dans l’avenir.
Une famille qui sait où elle vivra pendant plusieurs années pourra prendre la décision de faire son Alyah beaucoup plus facilement.
Une famille qui sait qu’elle dispose d’un logement stable pourra consacrer son énergie à l’apprentissage de l’hébreu, à la recherche d’un emploi et à l’intégration de ses enfants.
Et une famille qui réussit son intégration deviendra naturellement un ambassadeur de l’Alyah auprès de ceux qui sont encore dans la diaspora.
L’Alyah doit être un projet de vie, pas un pari
À ceux qui gouvernent Israël, aux institutions responsables de l’Alyah et aux organisations de la diaspora, je veux donc poser une question simple :
Sommes-nous prêts à garantir à chaque famille juive qui souhaite rejoindre Israël qu’elle pourra y construire son avenir dans la dignité et la stabilité ?
Si la réponse est oui, alors commençons par le commencement.
Garantissons-leur un toit.
Le reste viendra progressivement : la langue, le travail, l’intégration, la communauté et, surtout, la construction d’une nouvelle vie en Israël.
Les Juifs de la diaspora ne demandent pas que l’on vive à leur place.
Ils demandent simplement qu’on leur permette de franchir le pas.
Faisons de l’Alyah non pas un risque, mais un projet de vie sécurisé.
Et si nous voulons réellement voir des centaines de milliers de Juifs rejoindre Israël dans les prochaines années, alors faisons du logement durable des nouveaux Olim une priorité nationale.
Car derrière chaque Oleh, il y a une famille.
Et derrière chaque famille qui fait son Alyah, il y a une partie du peuple juif qui choisit de revenir chez elle.
et pour finir les futur Olim qui franchiront le pas de faire leur Alyah ne demandent pas à ce que l’on leur paye leur loyer, ils les paieront comme tout locataire, mais la garantie seulement d’une vie stable pour sa famille dans le pays de ses ancetres Avraham, Isthak, Yaacov ….
Am Israel Hay
Alain SAYADA


