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Nicolas Sarkozy critique sévèrement l’accord possible sur le nucléaire iranien

Israël-France-nucléaire-diplomatie

Herzliya (Israël), 8 juin 2015 (AFP) – L’ancien président français Nicolas
Sarkozy a sévèrement critiqué lundi en Israël l’accord international qui
pourrait être conclu d’ici à fin juin sur le nucléaire iranien à cause de son
contenu et du cavalier seul diplomatique effectué selon lui par les Américains.
« L’accord qui est en train d’être discuté est condamnable, à la fois sur la
méthode de négociation et sur l’accord », a dit M. Sarkozy lors d’une
conférence stratégique à Herzliya.
« Avec cet accord, j’affirme qu’on reconnaît à l’Iran maintenant
explicitement le droit de poursuivre l’enrichissement et de conduire des
activités de recherche et de développement », a-t-il dit alors que par le
passé, a-t-il noté, la communauté internationale réclamait de l’Iran une
suspension totale des activités ultrasensibles d’enrichissement de l’uranium.
« C’est un changement profond de la mise en oeuvre du régime de
non-prolifération qui ouvre potentiellement la voie à un risque grave de
course aux armements nucléaires dans la région », a-t-il déclaré en citant
l’Arabie saoudite et la Turquie comme deux pays pouvant être tentés de
chercher à se doter de la bombe atomique.
« L’Iran doté de l’arme nucléaire, c’est tout simplement inacceptable »,
a-t-il dit, exprimant un point de vue très proche de celui du Premier ministre
israélien Benjamin Netanyahu, l’un des principaux pourfendeurs de l’accord que
l’Iran et les six grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni,
Russie et Allemagne) tentent de conclure avant fin juin.
M. Sarkozy a aussi durement critiqué la méthode.
« Je n’accepte pas la façon dont cet accord a été négocié puisqu’il est pour
l’essentiel le fait d’une négociation bilatérale entre Américains et Iraniens;
les autres acteurs du dossier, dont la France, ont été laissés parfaitement à
la porte », a-t-il dit.
« Je suis un ami des Etats-Unis, je l’ai toujours été. Mais, enfin, être un
ami des Etats-Unis d’Amérique, ça veut pas dire que les Etats-Unis doivent
négocier pour nous tous les sujets en fonction de leurs propres intérêts »,
a-t-il souligné.
lal/hj

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