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Espagne : démantèlement d’une « cellule terroriste » à Madrid

Trois marocains, âgés de 26 à 29 ans projetaient de faire un attentat

La police a annoncé mardi le démantèlement à Madrid d’une « cellule terroriste » de trois Marocains « bien décidés à commettre un attentat » dans la capitale espagnole.

Les autorités espagnoles ont multiplié les arrestations de djihadistes présumés depuis les attentats de Paris en janvier dernier, la plupart pour avoir recruté des volontaires pour la guerre en Syrie et en Irak, mais certains pour avoir envisagé des attentats.

Les trois hommes, âgés de 26 à 29 ans, qui résidaient légalement en Espagne, ont été arrêtés au petit matin dans deux quartiers différents de Madrid, a indiqué la police dans un communiqué. Elle dit avoir décidé de les arrêter parce que « ces individus étaient imprévisibles, présentaient des risques maximum, et qu’on avait détecté leur volonté de passer à l’action et de commettre des actes terroristes » dans Madrid.

La photo d'un suspect, rendue publique ce mardi par les autorités espagnoles.
La photo d’un suspect, rendue publique ce mardi par les autorités espagnoles.

Ils étaient « prêts à commettre des attaques sans discrimination », y compris au couteau comme celles menées ces dernières semaines par des Palestiniens en Israël, a assuré le ministre de l’Intérieur Jorge Fernandez Diaz, sur la radio Cadena Ser.

Contrairement à beaucoup d’autres djihadistes présumés arrêtés en Espagne au cours des derniers mois, « ces personnes ne se consacraient pas à attirer, endoctriner, radicaliser, recruter des personnes pour qu’elles se rendent en Syrie ou en Irak pour intégrer Daech (acronyme en arabe du groupe Etat islamique, EI), mais leur but était d’agir en Espagne », a-t-il ajouté à moins de deux mois des élections législatives du 20 décembre.

Ce groupe « était parfaitement organisé et hiérarchisé », avec un chef et deux subordonnés chargés de « commettre les actes terroristes », selon le communiqué de la police.

L’un d’entre eux vivait dans un bidonville en marge de la capitale où il avait accès « au marché noir de tout type d’armes », poursuit le texte sans faire état d’une saisie d’armes.

En janvier dernier, la police avait arrêté quatre hommes dans l’enclave espagnole de Ceuta au Maroc, les disant « déterminés à commettre un attentat en se sacrifiant si nécessaire ». En mars elle avait arrêté deux autres djihadistes présumés appartenant à la même cellule.

Quelques jours plus tard elle annonçait le démantèlement dans plusieurs localités du territoire d’une « filière djihadiste » de huit personnes qui appelait à commettre « des actes terroristes en Espagne ».

Plusieurs dizaines de recruteurs présumés pour le compte de l’EI ont été arrêtés au cours des derniers mois dans le pays.

(avec AFP)

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