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D’ aprés la NSA Israël serait responsable de l’élimination d’un général syrien en 2008 (presse)

 

Washington, 15 juil 2015 (AFP) – Israël est bien responsable de
l’assassinat en 2008 du général syrien Mohammed Sleiman, un homme de l’ombre
très proche de Bachar al-Assad, selon un document de l’agence de renseignement
américaine NSA cité par le site internet The Intercept.
L’attribution à Israël figure dans un document interne de la NSA, fourni
par l’ex-consultant Edward Snowden, selon The Intercept.
Le document de la NSA, un extrait d’Intellipedia, une base de données
interne au service de renseignement, indique que l’assassinat a été commis par
des commandos de marine israéliens, dans la ville côtière de Tartous.
Cet assassinat est le premier exemple connu d’une attaque d’Israël contre
« un responsable d’un gouvernement légitime », ajoute le document de la NSA.
En 2010, Wikileaks avait déjà publié un câble américain affirmant que la
Syrie soupçonnait Israël d’être responsable de l’assassinat du général.
Le général Sleiman a été tué dans la nuit du 1er août 2008 par des snipers
dans sa villa au bord de l’eau à Tartous, alors qu’il recevait des invités.
Bachar al-Assad se trouvait ce jour là en visite officielle à Téhéran.
Le gouvernement syrien avait mis plusieurs jours pour confirmer la mort de
cet homme de l’ombre, peu connu mais très proche du dirigeant syrien.
Le général Sleiman était réputé pour être un homme de liaison du régime
syrien avec le Hezbollah au Liban.
Il était aussi lié au complexe d’Al-Kibar, qui selon les Américains était
une centrale nucléaire en construction, et que les Israéliens avaient détruit
en septembre 2007.
Mohammed Sleiman était l’interlocuteur de l’Agence internationale de
l’énergie atomique (AIEA)dans l’enquête sur les ambitions nucléaires
syriennes, avait révélé quelques mois après sa mort l’AIEA.
Selon The Intercept, la NSA a établi la responsabilité d’Israël dans la
mort du général par l’interception de communications israéliennes.
L’assassinat de Mohammed Sleiman était intervenu six mois après celui à
Damas d’Imad Moughniyeh, principal commandant militaire du Hezbollah, tué dans
un attentat à la voiture piégée.
Le gouvernement israélien avait nié son implication dans cet attentat. Mais
le quotidien américain Washington Post a confirmé en janvier l’implication du
Mossad et de la CIA, en citant des sources anonymes du renseignement
américain.

lby/vog

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