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« J’aimerais que les deux grandes fêtes musulmanes soient des jours fériés dans notre pays »

 Le président de l’UOIF souhaite que les deux grandes fêtes musulmanes soient fériées

 Paris, 16 juin 2015 (AFP) – Le président de l’Union des organisations
islamiques de France (UOIF), Amar Lasfar, proche des Frères musulmans, a
demandé mardi soir que les deux grandes fêtes de l’islam, l’Aïd el-Fitr et
l’Aïd el-Adha, soient fériées en France.

   « J’aimerais que les deux grandes fêtes musulmanes soient des jours fériés
dans notre pays »,

a déclaré Amar Lasfar, profitant de l’annonce à la grande
mosquée de Paris du début du ramadan 2015, fixé à jeudi, pour faire cette
demande.
   Le président de l’UOIF voit l’Aïd el-Fitr, la fête de la rupture du jeûne
qui suit le mois de ramadan, et l’Aïd el-Kébir ou Aïd el-Adha, la grande fête
ou fête du sacrifice, comme de possibles « moments de retrouvailles pour tous
les citoyens ».
   « Nous le demandons non en tant que musulmans mais en tant que citoyens de
notre pays », a souligné Amar Lasfar, évoquant une « demande légitime » en phase
avec « l’importance de l’islam » (cinq millions de personnes, pratiquantes ou
non) en France.
   Comme on lui demandait s’il fallait prélever ces deux jours fériés
musulmans dans le calendrier chrétien, le dirigeant « frériste » a répondu: « Il
faudra voir comment faire sur le plan technique ».
   Le président de l’UOIF a fait valoir que sa demande s’inspirait des
préconisations de la commission Stasi en 2003-2004, qui avait prévu
l’instauration, dans toutes les écoles de la République, d’un jour férié
musulman (Aïd el-Kebir) et d’un autre juif (Kippour).
   Circonspect sur cette proposition, le prochain président du Conseil
français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech, proche du Maroc, a jugé
plus urgent de « faciliter la prise de jours de congés » pour les juifs et
musulmans que d’instaurer pour eux de nouveaux jours fériés.
   « Nous n’avons pas d’exigence en ce sens », a dit pour sa part Dalil
Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris (liée à l’Algérie) et
président sortant du CFCM.
   L’UOIF, qui fédère 250 associations et revendique des partenariats avec un
tiers des 2.500 mosquées, défend une place pour l’islam dans la sphère
politique et sociale, conformément aux orientations de la confrérie égyptienne
des Frères musulmans.
   bfa/at/bir

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