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Le visage du massacre de l’Aeroport de Lod Kozo Okamoto est mort Par Alain SAYADA – Rédacteur en chef d’Israël Actualités

Le visage du massacre de Lod est mort

Par Alain SAYADA – Rédacteur en chef d’Israël Actualités

Kozo OkamotoLe terroriste japonais Kozo Okamoto, dernier survivant du commando responsable du massacre de l’aéroport de Lod, est décédé à Beyrouth à l’âge de 78 ans. L’annonce a été faite par le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), organisation qui l’avait accueilli et protégé au Liban pendant plusieurs décennies.

Le 30 mai 1972, Kozo Okamoto et deux autres membres de l’Armée rouge japonaise, agissant pour le compte du FPLP, commettent l’un des attentats les plus meurtriers de l’histoire d’Israël. Arrivés à l’aéroport de Lod, aujourd’hui aéroport Ben Gourion, les trois hommes ouvrent le feu à l’arme automatique et lancent des grenades sur les voyageurs présents dans le hall des arrivées.

Le bilan est terrible : 26 personnes sont tuées, dont 17 pèlerins portoricains, ainsi qu’un citoyen canadien et plusieurs Israéliens. Plus d’une centaine de personnes sont blessées. Les deux autres membres du commando meurent au cours de l’attaque, tandis que Kozo Okamoto est capturé vivant par les forces israéliennes.

Jugé en Israël, il est condamné à la prison à perpétuité. En 1985, il est toutefois libéré dans le cadre de l’accord de Jibril, un échange de prisonniers conclu entre Israël et le Front populaire de libération de la Palestine – Commandement général. Il s’installe ensuite au Liban, où il obtient l’asile politique et vit sous la protection de ses anciens alliés.

Un terroriste devenu symbole

Pour de nombreuses victimes et leurs familles, Kozo Okamoto est resté le symbole d’un terrorisme international qui, dès les années 1970, associait organisations palestiniennes et groupes révolutionnaires étrangers.

Son décès referme l’un des chapitres les plus sombres de cette période, mais le souvenir du massacre de Lod demeure profondément ancré dans la mémoire israélienne.

Son nom au cœur d’une polémique en France

Rima Hassan OkamotoLe nom de Kozo Okamoto est également réapparu dans l’actualité française ces derniers mois. L’eurodéputée Rima Hassan fait l’objet de poursuites judiciaires pour apologie du terrorisme à la suite d’une publication sur le réseau social X reprenant une photographie de Kozo Okamoto accompagnée d’une citation qui lui était attribuée. La procédure judiciaire est en cours et il appartiendra aux tribunaux de se prononcer sur cette affaire.

Le devoir de mémoire

Plus d’un demi-siècle après le massacre de Lod, la disparition de Kozo Okamoto rappelle que les victimes du terrorisme ne doivent jamais être oubliées. Derrière les chiffres se trouvent des familles brisées, des vies interrompues et un traumatisme qui continue de marquer l’histoire d’Israël.

La mort d’un terroriste ne doit jamais faire oublier celle de ses victimes. C’est leur mémoire qui demeure, bien au-delà de ceux qui ont choisi la violence.


Alain SAYADA
Rédacteur en chef – Israël Actualités
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www.israelactualites.com

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