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Turquie: les bombardements russes en Syrie sont « barbares, lâches et cruels ».

crédits/photos : GHAITH OMRAN (AL-MAARRA TODAY/AFP) Des personnes se rassemblent autour des décombres d'un hôpital soutenu par Médecins Sans Frontières (MSF), près de Maaret al-Numan, dans la province du nord de la Syrie, le 15 février, 2016, après que le bâtiment a été touché par des frappes aériennes russes
crédits/photos : GHAITH OMRAN (AL-MAARRA TODAY/AFP)

Le Premier ministre islamo-conservateur turc Ahmet Davutoglu a dénoncé avec véhémence mardi les bombardements aériens menés par la Russie, soutien du régime de Damas, en Syrie qu’il a qualifiés de « barbares », « lâches » et « cruels ».

« Depuis le mois de septembre, ces avions barbares, lâches et cruels bombardent la Syrie sans faire aucune distinction entre les civils, les enfants et les militaires », a lancé M. Davutoglu lors de sa harangue hebdomadaire devant les députés de son parti.

Lundi, près de 50 civils, dont des enfants, ont été tués dans des frappes aériennes menées dans le nord de la Syrie, attribuées par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) à la Russie.

Ces attaques ont été fermement condamnées par l’ONU, l’Union européenne (UE), la France et Washington.

En visite lundi en Ukraine, Ahmet Davutoglu avait déjà accusé la Russie de se comporter en Syrie comme une « organisation terroriste forçant la population civile à fuir » et promis de lui opposer une « riposte extrêmement résolue ».

L’armée du régime de Damas, soutenue par une intense campagne de bombardements russes, a lancé il y a deux semaines une grande offensive contre la rébellion autour d’Alep (nord), la deuxième ville de Syrie.

La Turquie réclame depuis des années le départ du président syrien Bachar al-Assad,sa bête noire, et soutien les rebelles qui le combattent.

Ankara et Moscou traversent une grave crise diplomatique depuis que l’aviation turque a abattu fin novembre un bombardier russe le long de la frontière turco-syrienne.

De son côté, le Kremlin a « démenti catégoriquement » mardi les accusations de bombardements par l’aviation russe d’hôpitaux dans le nord de la Syrie qui ont fait près de 50 morts.

« Encore une fois, nous démentons catégoriquement de telles allégations d’autant plus que ceux qui font de telles déclarations ne parviennent jamais à les prouver », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, au lendemain de bombardements meurtriers ayant touché deux écoles et cinq hôpitaux, dont deux soutenus par Médecins sans frontières (MSF).

Selon M. Peskov, il faut « remonter à la source originale et pour nous dans ce cas, la source première d’informations sont les représentants officiels syriens ».

Ceux-ci « ont fait un certain nombre de déclarations aujourd’hui sur ce sujet, où ils ont réitéré leurs positions sur qui pourrait être derrière ces bombardements », a-t-il déclaré.

L’ambassadeur syrien à Moscou avait ainsi accusé lundi soir l’aviation américaine d’avoir « détruit » un hôpital soutenu par MSF dans la région d’Idleb, assurant que « les renseignements recueillis » montraient que « l’aviation russe n’a rien à voir avec tout ça ».

Israël Actualités avec AFP.

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