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Des eurodéputés plaident pour une révision des « lignes directrices » avec Israël

BRUXELLES, 13 nov 2013 (AFP) – Une trentaine de parlementaires européens
ont écrit mercredi à la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, pour
lui demander d’assouplir les « lignes directrices » européennes qui prévoient
d’exclure les territoires occupés de la coopération avec Israël.
Dans une lettre dont l’AFP a obtenu une copie, ces parlementaires demandent
à Mme Ashton « de prendre toutes les mesures nécessaires pour supprimer les
lignes directrices ou, au moins, de parvenir à un accord avec le gouvernement
israélien afin de s’assurer que leur mise en oeuvre tiendra compte des
relations bilatérales profondes entre l’Union européenne et l’Etat d’Israël ».
L’UE a publié le 19 juillet des lignes directrices prévoyant qu’à partir de
2014 tous les accords avec Israël portant sur une aide de l’UE devront
spécifier qu’ils ne s’appliquent pas aux territoires occupés depuis 1967
(Cisjordanie, Jérusalem-Est, bande de Gaza et Golan).
Le texte avait provoqué l’ire des responsables politiques israéliens, dont
certains avaient accusé l’UE de vouloir dicter les frontières d’Israël.
La lettre des parlementaires européens est publiée alors que, selon le
journal israélien Haaretz, Israël a fini par accepter le principe du non
transfert aux colonies de l’aide européenne qui lui est destinée, dans le
cadre des négociations sur la coopération scientifique israélienne avec
l’Union européenne.
« Israël reconnaît pour la première fois la politique européenne
n’autorisant pas le transfert de fonds européens aux organisations opérant
dans les colonies », écrit le correspondant diplomatique d’Haaretz.
Israël a admis ce principe dans une « proposition finale présentée à l’Union
européenne sur la formulation de l’accord relatif à la coopération
scientifique d’Israël et à sa participation (au programme de recherche et
développement de l’Union européenne) Horizon 2020 », explique-t-il.
Le programme Horizon 2020 pourrait permettre aux compagnies high-tech et
aux instituts de recherche israéliens de bénéficier de centaines de millions
d’euros d’aide européenne, souligne le quotidien, qui précise qu’Israël est le
seul pays non-européen autorisé à participer à part entière au programme.
aje/jri/ml

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