L’Iran a tenté d’assassiner l’un des fils de Benjamin Netanyahu à Miami
Par Alain SAYADA — Rédacteur en Chef d’Israël Actualités
Tel Aviv 07h42
La révélation est particulièrement grave et vient rappeler, s’il en était encore besoin, que la confrontation entre Israël et le régime iranien ne se limite pas aux champs de bataille.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a révélé, lors d’un entretien téléphonique avec un correspondant militaire, que le régime iranien aurait tenté d’assassiner l’un de ses fils à Miami
Sans préciser s’il s’agissait de Yair ou d’Avner Netanyahu, le Premier ministre a affirmé disposer de renseignements faisant état de cette tentative. Il a qualifié cette information d’« incroyable » et souligné qu’il s’agissait d’une menace directe visant sa famille.
Cette déclaration est lourde de conséquences.
Car lorsqu’un régime cherche à s’en prendre directement à la famille d’un chef de gouvernement, il ne s’agit plus seulement d’une confrontation politique ou militaire entre deux États. C’est une volonté de toucher l’homme, sa famille et, à travers eux, les symboles mêmes de l’État d’Israël.
UNE MENACE QUI DÉPASSE NETANYAHU
Benjamin Netanyahu a également évoqué la nécessité d’assurer une protection renforcée aux personnalités susceptibles d’exercer les plus hautes fonctions de l’État.
Il aurait notamment demandé au chef du Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, de garantir une protection adaptée à l’ensemble des candidats au poste de Premier ministre.
Cette demande prend une dimension particulière dans le contexte politique actuel.
La démocratie israélienne doit pouvoir fonctionner normalement, même lorsque le pays est confronté à des menaces extérieures majeures. Les désaccords politiques sont légitimes. Les campagnes électorales doivent être libres. Mais aucune divergence politique ne peut justifier que la sécurité des candidats ou de leurs familles soit mise en danger.
En juillet, un comité ministériel avait d’ailleurs approuvé l’élargissement de la protection rapprochée accordée à Sara Netanyahu ainsi qu’aux fils du Premier ministre.
Ces mesures démontrent que les autorités israéliennes prennent au sérieux les menaces qui peuvent viser directement l’entourage du chef du gouvernement.
L’IRAN ET LA GUERRE DE L’OMBRE
Depuis des années, la confrontation entre Israël et l’Iran se déroule sur plusieurs fronts.
Elle est militaire, diplomatique, technologique, nucléaire et, surtout, clandestine.
Israël accuse régulièrement le régime iranien de soutenir des organisations armées hostiles à l’État hébreu et de chercher à développer son influence dans l’ensemble du Moyen-Orient.
Mais cette confrontation dépasse désormais largement les frontières de la région.
Les tentatives d’opérations clandestines, les menaces contre des responsables israéliens ou leurs proches, les activités de renseignement et les opérations attribuées aux différents camps témoignent d’une guerre de l’ombre qui se poursuit parallèlement aux affrontements militaires.
C’est précisément ce qui rend cette situation particulièrement inquiétante.
Car une guerre peut être visible lorsqu’elle se déroule sur un champ de bataille. Elle devient beaucoup plus difficile à contrôler lorsqu’elle se joue dans les coulisses, dans les capitales étrangères, sur Internet, dans les réseaux clandestins ou directement contre des individus.
LA SÉCURITÉ DES DIRIGEANTS : UNE QUESTION D’ÉTAT
La révélation de Benjamin Netanyahu doit donc être considérée avec le plus grand sérieux.
Elle pose également une question fondamentale : jusqu’où un régime est-il prêt à aller lorsqu’il considère qu’il ne peut plus atteindre directement son adversaire par les moyens conventionnels ?
S’en prendre à la famille d’un dirigeant constitue une ligne rouge.
Israël connaît malheureusement depuis longtemps la réalité des menaces visant ses responsables politiques, militaires et diplomatiques. Mais lorsque la menace touche les enfants d’un Premier ministre, elle prend une dimension profondément personnelle et nationale.
Il est donc essentiel que les services de sécurité israéliens disposent de tous les moyens nécessaires pour prévenir de telles attaques.
Et cette protection ne doit pas concerner uniquement Benjamin Netanyahu.
Elle doit concerner tous ceux qui pourraient être appelés à diriger l’État d’Israël, quelles que soient leurs opinions politiques.
Car la sécurité d’un Premier ministre ou d’un candidat au poste de Premier ministre n’est pas une question partisane.
C’est une question d’État.
ISRAËL DOIT RESTER VIGILANT
Cette nouvelle révélation nous rappelle enfin une réalité que nous ne devons jamais oublier : face aux menaces qui pèsent sur Israël, la vigilance reste indispensable.
Israël peut être en désaccord sur tout.
Sur son gouvernement.
Sur sa politique.
Sur son avenir.
Sur les choix militaires ou diplomatiques.
Mais lorsque la menace vient de l’extérieur, lorsqu’elle vise directement les familles et les dirigeants du pays, une seule chose doit nous rassembler : la défense de l’État d’Israël et de ses citoyens.
Le peuple d’Israël a traversé des décennies de menaces, de guerres et d’attentats.
Il continuera à défendre son droit à vivre librement sur sa terre.
Et à ceux qui pensent pouvoir faire plier Israël en s’attaquant à ses dirigeants, à ses familles ou à ses citoyens, nous devons répondre avec calme, détermination et unité.
Israël restera debout.
Am Israël Haï.
Alain SAYADA
Rédacteur en Chef
Israël Actualités


