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Mr Philippe Cohen, President de l’ACCIL, Nous attendons toujours des réponses à nos Questions concernant les 2 Actes de Malvaillances, Liberté de la presse du 29 Juillet 1881

Liberté de la Presse 1881

ÉDITORIAL

Alain SAYADA

Par Alain SAYADA

Netanya, Israel  8h35

Vol des neuf Sifrei Torah à Levallois : jusqu’à quand le silence ?

Trois semaines de silence, des questions toujours sans réponse

Cela fera bientôt trois semaines que neuf Sifrei Torah ont été volés au sein de la synagogue de Levallois.

Trois semaines pendant lesquelles les fidèles, les familles et les membres de la communauté attendent des réponses. Trois semaines pendant lesquelles le président de l’ACCIL, M. Philippe Cohen, reste, à nos yeux, insuffisamment précis sur l’avancée de l’enquête et sur les circonstances exactes de ce vol.

Et pourtant, les questions sont nombreuses. Elles sont légitimes. Elles concernent directement tous ceux qui fréquentent régulièrement cette synagogue pour les offices, mais également l’ensemble de la communauté juive.

Car une question demeure centrale :

Comment deux individus ont-ils pu pénétrer à l’intérieur de la synagogue, accéder aux Sifrei Torah et les dérober sans, semble-t-il, être inquiétés ou empêchés par le dispositif de sécurité ?

C’est cette question que nous posons.

Pas pour polémiquer.
Pas pour désigner à la légère des responsables.
Mais parce qu’une telle défaillance, si elle est confirmée par l’enquête, doit être expliquée.

Une défaillance de sécurité qui exige des explications

Sifrei Thora Levallois volsNeuf Sifrei Torah ne sont pas des objets ordinaires.

Ils représentent une partie essentielle du patrimoine religieux, historique et affectif de familles entières. Certains ont été offerts ou dédiés à la mémoire de proches. Leur disparition constitue donc un traumatisme considérable pour la communauté.

Dès lors, les fidèles sont en droit de savoir :

Quel était le dispositif de sécurité en place au moment des faits ?

Quelles protections fonctionnaient réellement ?

Les caméras étaient-elles opérationnelles ?

Les systèmes d’alarme ont-ils fonctionné ?

Comment les auteurs ont-ils pu entrer, circuler dans les locaux, accéder aux Sifrei Torah et repartir ?

Y avait-il des failles connues du système de sécurité ?

Et surtout :

Ces failles avaient-elles déjà été signalées à la direction ?

Ce sont des questions simples. Elles ne préjugent pas des conclusions de l’enquête judiciaire. Mais elles nécessitent des réponses.

Une deuxième alerte quelques semaines auparavant

Cette affaire intervient, qui plus est, dans un contexte qui mérite lui aussi des explications.

Quelques semaines avant le vol des Sifrei Torah, une cyberattaque aurait conduit au vol de données personnelles concernant environ 300 donateurs de la synagogue.

Là encore, les membres de la communauté attendent de savoir ce qui a été entrepris, quelles mesures ont été prises et quelles conclusions ont été tirées de cet incident.

S’il s’agit bien de deux événements distincts, ils doivent être examinés séparément. Mais leur proximité dans le temps pose nécessairement une question plus générale :

La sécurité globale de l’ACCIL a-t-elle été suffisamment évaluée après cette première alerte ?

C’est précisément pour cette raison que la transparence est indispensable.

Philippe CohenMonsieur le Président, les fidèles attendent des réponses

M. Philippe Cohen, en votre qualité de président de l’ACCIL, vous êtes aujourd’hui directement interpellé par les membres de votre communauté.

Il ne s’agit pas de vous demander de révéler des éléments susceptibles de compromettre une enquête en cours.

Il s’agit de répondre aux interrogations qui peuvent l’être.

Où en est l’enquête ?

Quelles mesures de sécurité ont été immédiatement prises depuis le vol ?

Le dispositif de sécurité a-t-il été entièrement audité ?

Des dysfonctionnements ont-ils été identifiés ?

Des responsabilités internes sont-elles actuellement examinées ?

Et surtout :

Quelles garanties pouvez-vous apporter aux fidèles afin qu’un tel événement ne puisse pas se reproduire ?

Le silence ne peut pas constituer une réponse.

Supprimer les questions ne fera pas disparaître les interrogations

Facebook_RejoignezNous avons également été interpellés par la gestion de la communication autour de cette affaire.

Des publications et des commentaires critiques auraient été retirés des espaces de communication de la communauté, tandis que d’autres messages plus favorables à la direction seraient demeurés visibles.

Si tel est le cas, cette pratique ne peut qu’alimenter davantage l’incompréhension.

Une communauté n’a pas besoin uniquement de messages rassurants. Elle a besoin de transparence.

Les questions gênantes ne disparaissent pas parce qu’elles sont supprimées d’un réseau social.

Elles restent dans les esprits.

Et elles deviennent même parfois plus nombreuses.

La presse n’est pas l’ennemie de la communauté

Liberté de la Presse 1881Lorsque la presse pose des questions, elle ne fait pas nécessairement le procès de ceux qu’elle interroge.

Elle exerce son rôle.

La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse constitue l’un des fondements historiques de la liberté d’expression et de l’exercice du journalisme en France.

La critique, lorsqu’elle repose sur des faits, des interrogations légitimes et un travail sérieux, fait partie du débat public.

Menacer systématiquement de poursuites en diffamation ceux qui posent des questions ne permettra pas de répondre aux interrogations de fond.

Au contraire.

La meilleure réponse à une question est une réponse précise.

Nous ne lâcherons pas

Peut-être certains pensent-ils qu’avec le temps, cette affaire finira par disparaître de l’actualité.

Que les fidèles reprendront leurs habitudes.

Que l’émotion s’apaisera.

Que les questions finiront par être oubliées.

Nous ne le pensons pas.

Parce que derrière ces neuf Sifrei Torah, il y a des familles, une mémoire, une histoire et un patrimoine communautaire.

Parce que derrière ce vol, il y a aussi une question essentielle : la sécurité de ceux qui fréquentent quotidiennement cette synagogue.

Et parce qu’une communauté ne peut pas demander à ses membres de faire confiance à ses institutions tout en laissant sans réponse les questions les plus élémentaires lorsqu’un événement aussi grave se produit.

Et pour finir 

Monsieur Philippe Cohen, votre responsabilité de dirigeant est aujourd’hui posée

Monsieur Philippe Cohen, en votre qualité de président de l’ACCIL, deux événements particulièrement graves se sont produits en l’espace de moins d’un mois au sein ou à l’encontre de la communauté : d’une part, une cyberattaque ayant entraîné la compromission de données personnelles de donateurs ; d’autre part, le vol de neuf Sifrei Torah au sein de la synagogue.

Nous ne vous accusons évidemment pas d’être l’auteur de ces faits. Ce n’est pas notre propos.

En revanche, en tant que président et responsable de la gestion de l’institution, vous devez aujourd’hui prendre acte de la gravité de ces deux incidents et des éventuelles défaillances qui les ont entourés.

Deux incidents de cette nature en moins d’un mois, touchant directement à la sécurité des données et à la sécurité physique d’un lieu de culte fréquenté quotidiennement par des membres de la communauté, ne peuvent être considérés comme de simples événements sans conséquence.

Ils posent nécessairement la question de la gouvernance, de l’anticipation des risques, des dispositifs de sécurité et de la capacité de la direction à protéger efficacement les personnes, les biens et le patrimoine de l’ACCIL.

Monsieur Philippe Cohen, vous devez prendre vos responsabilités.

Si les enquêtes établissent que des défaillances importantes ont effectivement existé dans les dispositifs de sécurité ou dans leur gestion, il serait légitime que vous tiriez toutes les conséquences de ces événements.

Et nous vous le disons clairement : dans de telles circonstances, la question de votre maintien à la présidence de l’ACCIL est légitimement posée.

Lorsque deux incidents particulièrement graves surviennent en moins d’un mois et mettent en lumière de possibles failles dans la protection des données et dans la sécurité d’un lieu de culte, le président doit être capable de rendre des comptes à ceux qui lui ont accordé leur confiance.

Nous estimons donc que votre démission doit être mise sur la table.

Non pas comme une condamnation personnelle avant même que les enquêtes aient établi les faits, mais comme une conséquence possible de votre responsabilité de President de l’ACCIL .

Car diriger une communauté, ce n’est pas seulement communiquer lorsque tout va bien.

C’est aussi savoir assumer ses responsabilités lorsque survient une crise.

Et aujourd’hui, les membres de l’ACCIL sont en droit de demander : qui assume la responsabilité de ces deux graves défaillances et quelles conséquences la direction entend-elle en tirer ?

Alain SAYADA

Alain SAYADA

Directeur de la Publication I’Israel Actualités

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