Caricatures de Mahomet : les deux tireurs du Texas étaient lourdement armés

Deux hommes lourdement armés, qui ont ouvert le feu en marge d’un concours de caricatures de Mahomet, ont été abattus par la police américaine dimanche soir. D’après un média américain, l’un des suspects aurait été entendu par le FBI sur un projet de voyage en Somalie.

 

L’hypothèse d’un acte terroriste se dessine quelques heures après unefusillade en marge d’un concours de caricatures de Mahomet qui a fait deux morts, dimanche, au Texas (Etats-Unis).  Peu avant 19 heures locales (2 heures lundi en France), deux hommes «se sont approchés en voiture» du Curtis Culwell Center de Garland, dans la banlieue de Dallas, alors que s’achevait l’événement.

Ils sont sortis de leur véhicule et ont «immédiatement ouvert le feu avec des fusils mitrailleurs», a déclaré un porte-parole de la police de Garland.  Un officier de sécurité de la ville, a été légèrement blessé à la cheville. Deux policiers ont alors répliqué et ont abattu les deux hommes «à côté de leur voiture».

La Maison Blanche a condamné cette attaque : «Pour le président (Obama, Ndlr), aucune forme d’expression ne justifie un acte de violence», a déclaré Josh Earnest, le porte-parole. Il a refusé de se prononcer sur l’enquête encours.

La police de Garland n’a rien dévoilé de l’identité des deux hommes, qui portaient des «protections corporelles» disposaient de «munitions supplémentaires» et avaient des «bagages» dans leur voiture. Mais «aucune bombe n’a été retrouvée»dans le véhicule par l’équipe de démineurs qui a fait exploser par précaution plusieurs «éléments suspects», a-t-il poursuivi.

Un des suspects aurait été connu du FBI

L’un des assaillants serait Elton Simpson, un résident de l’Arizona (sud-ouest) qui a déjà fait l’objet d’une enquête liée au terrorisme, d’après ABC News, citant un responsable du FBI qui souhaitait garder l’anonymat. L’homme aurait été condamné il y a cinq ans pour avoir menti à des agents du FBI concernant des projets de voyage en Afrique mais un juge avait décidé par la suite que le gouvernement n’avait pas correctement établi qu’il avait l’intention d’y rejoindre un groupe terroriste en Somalie.

Le FBI et des démineurs se sont rendus dès dimanche soir à son appartement situé dans une résidence du nord de Phoenix, a poursuivi la chaîne de télévision. Une chaîne locale a avancé de son côté que les deux hommes étaient colocataires.

Des tweets qui renvoient au groupe Etat islamique

Selon SITE, organisation spécialisée dans la surveillance des sites djihadistes, un homme se revendiquant du groupe Etat islamique (EI) a affirmé sur Twitter que l’attaque avait été perpétrée par deux sympathisants de l’organisation jihadiste. Dans une série de tweets de dimanche, l’homme nommé «Abu Hussain AlBritani», qui est, selon SITE, le nom du djihadiste britannique de l’EI Junaid Hussain, affirme que «deux de nos frères ont ouvert le feu contre l’exposition artistique du prophète Mahomet au Texas». «Ils pensaient qu’ils étaient à l’abri des soldats de l’Etat islamique au Texas», ajoute-t-il. Il avait auparavant retweeté ce qui paraît être un message de revendication des assaillants se qualifiant de «moudjahidines», des soldats de Dieu.

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Le Néerlandais Geert Wilders était l’invité de ce concours

Le concours de caricatures organisé par la très controversée  association «American Freedom Defense Initiative», connue pour ses positions anti-islamistes, était présenté comme un événement pour la «liberté d’expression» auquel avait été invité l’homme politique néerlandais Geert Wilders, qui figure sur la liste d’Al-Qaïda des hommes à abattre. Dans un mail, celui-ci s’est déclaré «choqué» et a dénoncé une «atteinte aux libertés de tous». Précisant être «en sûreté», il a indiqué qu’il «venait de parler pendant une demi-heure des caricatures, de l’islam et de la liberté d’expression et venait de quitter les locaux».

Célèbre pour ses diatribes anti-islam, Geert Wilders avait auparavant commenté l’incident sur Twitter : «Tirs à Garland, au concours de caricatures de Mahomet pour la liberté d’expression. Je viens juste de quitter le bâtiment #garlandshooting». Puis il a mis en ligne une photo prise peu avant en compagnie de membres du Swat, une unité d’assaut de la police, assurant que «grâce à Dieu, les héros ont évité le pire».

Le Néerlandais Geert Wilders était l’invité de ce concours

Le concours de caricatures organisé par la très controversée  association «American Freedom Defense Initiative», connue pour ses positions anti-islamistes, était présenté comme un événement pour la «liberté d’expression» auquel avait été invité l’homme politique néerlandais Geert Wilders, qui figure sur la liste d’Al-Qaïda des hommes à abattre. Dans un mail, celui-ci s’est déclaré «choqué» et a dénoncé une «atteinte aux libertés de tous». Précisant être «en sûreté», il a indiqué qu’il «venait de parler pendant une demi-heure des caricatures, de l’islam et de la liberté d’expression et venait de quitter les locaux».

Célèbre pour ses diatribes anti-islam, Geert Wilders avait auparavant commenté l’incident sur Twitter : «Tirs à Garland, au concours de caricatures de Mahomet pour la liberté d’expression. Je viens juste de quitter le bâtiment #garlandshooting». Puis il a mis en ligne une photo prise peu avant en compagnie de membres du Swat, une unité d’assaut de la police, assurant que «grâce à Dieu, les héros ont évité le pire».

 

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