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Analyse: prochain arrêt, Israël?

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La dernière offensive: l’effort le plus important du trio Syrie-Iran-Hezbollah pour reprendre le Golan syrien

L’assaut mené par le président syrien Bachar al-Assad, avec le Hezbollah et les forces iraniennes au sud de Damas, en DIRECTION de la frontière israélienne, vise à soulager une partie de la pression des rebelles sur la capitale assiégée.

Pendant des années, Assad a tenté de déraciner les bastions rebelles et de prévenir les différentes factions islamistes de s’unir (en particulier le Front al-Nosra) qui s’est implanté dans la ville de Daraa près de la frontière entre la Jordanie et les hauteurs du Golan syrien.

L’armée syrienne a tenté, sans succès, de reprendre la route principale reliant Damas et Deraa, ainsi que le côté syrien du plateau du Golan, pas moins de trois fois.

Les forces du régime ont même été aidées par des consultants russes qui ont assuré la liaison avec les Iraniens, en vain. Deraa reste un bastion du Front al-Nosra alors que différents groupes rebelles islamistes ont pris les hauteurs du Golan syrien, et la frontière avec Israël.

L’objectif d’Assad est d’éloigner les rebelles islamistes de Damas et surtout de couper les routes d’approvisionnement de matériel et de nourriture entre la Jordanie et Deraa pour les rebelles dans la capitale et ses environs. A l’ouest également, près de la frontière israélienne, l’armée du régime syrien cherche à prendre de contrôle des zones pouvant servir de bases pour des bombardements de sanctuaires rebelles.

Le régime et ses alliés (l’Iran et le Hezbollah) profitent de la faiblesse actuelle des rebelles: qui sont obligés de consacrer l’essentiel de leurs efforts à la protection des civils dans les villages qu’ils ont saisis, en particulier durant cette période hivernale rigoureuse.

L’angle israélien de cette histoire, découle directement de la fable que le Hezbollah et l’Iran se racontent à eux-mêmes. Selon eux, Israël a établi une « zone de sécurité » dans la partie syrienne du Golan grâce à un compromis avec les rebelles islamistes. Le Hezbollah a revendiqué, au travers de ses médias, qu’Israël a créé le même type de zone tampon que celle qu’il avait établi au sud du Liban dans les années 1980 et 90.

Il y a cependant quelques vérités dans ces allégations. Le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon, a récemment déclaré dans une interview à Haaretz qu’Israël maintenait de bonnes relations avec les organisations les plus modérées sur les hauteurs du Golan syrien et leur fournissait même une aide humanitaire.

Le Hezbollah, pour sa part, souhaite ouvrir un front contre Israël depuis le Golan syrien, car il sait parfaitement qu’attaquer l’Etat hébreu depuis ses propres bases au Liban mènerait à une guerre, dont ni le Hezbollah ni ses patrons iraniens ne veulent en ce moment.

À l’heure actuelle, le régime syrien ne gagne pas beaucoup de terrain dans le sud. Ses combattants ont certes réussi à prendre des pans de route Daraa-Dama ainsi que quelques bastions rebelles sur les deux côtés mais malgré l’implication DIRECTE  des consultants iraniens dans les combats, Deraa est toujours contrôlée par le Front al-Nosra.

Mais si le régime syrien et les forces du Hezbollah soutenus par l’Iran réussissent à prendre l’ensemble du Golan syrien, le prochain objectif stratégique serait de construire une infrastructure pour un autre front contre Israël. À l’heure actuelle nous ne sommes pas encore là.

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