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Christian Estrosi, a vivement réagi à la réclamation de Dalil Boubakeur sur la construction de mosquées

Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman et recteur de la mosquée de Paris, a réclamé samedi le doublement du nombre de mosquées en France. Christian Estrosi, le député-maire de Nice et vice-président de l’association des maires de France, a vivement réagi.

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Pourquoi être contre l’édification de mosquées alors que l’islam des caves est incontrôlable?
Dalil Boubakeur, qui est un homme que je respecte, disait il y a quelques semaines que l’islam de France n’était pas organisé pour contrôler les prêches des imams. Je lui réponds que tant que l’islam n’est pas structuré en France, tant qu’il n’est pas capable de former et de contrôler ses imams, tant qu’il n’y a pas ces garanties, il faut cesser de construire des mosquées au nom du principe de précaution.

« Comme si la France était une terre de conquête »

Les évêques de France soutiennent sa revendication…
Oui, mais elle n’a pas mon soutien. D’autant qu’elle est faite le week-end pascal, ce qui est, pour le moins, une maladresse. Devant l’UOIF, une organisation proche des Frères musulmans – des fondamentalistes -, ce message n’est pas fortuit. C’est même une provocation. Comment les Français, de toutes confessions, y compris les musulmans républicains, peuvent-ils recevoir un tel message? J’aurais préféré que Dalil Boubakeur appelle à la défense des chrétiens d’Orient ou évoque le massacre des étudiants kenyans. Là, il fixe des objectifs comme si la France était une terre de conquête.

À Nice, où en est le projet de la mosquée dans la Plaine du Var?

La situation est bloquée. J’ai bon espoir que nous rachetions ce bâtiment au propriétaire saoudien pour en faire une crèche. Quand je suis arrivé à la mairie de Nice, il y avait vingt et un lieux de culte. Aujourd’hui, il y en a dix-sept. J’ai mené une politique intransigeante sur la sécurité des lieux, sur la transparence de leur financement grâce à un dialogue approfondi avec les représentants du culte musulman. J’ai fait fermer le lieu salafiste de l’avenue Saint-Joseph à Nice. Mais je ne fais pas d’amalgame entre les musulmans qui respectent la République et ceux qui instrumentalisent la religion.J’ai rédigé des baux en disant aux associations cultuelles: « Vous me garantissez qu’il n’y a pas de prières de rue et les locaux restent à votre disposition. » A chaque tentative d’acquisition, je fais jouer mon droit de préemption.

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