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Edito de Alain SAYADA « Piège iranien et jeu de dupes »

Les Occidentaux sont bel et bien tombés dans le piège iranien : les accords ont été

signés, il ne manque plus que la validation du Congrès américain qui sera bien

évidement contre. Une manifestation monstre est prévue le 22 Juillet aux Etats-Unis

pour montrer le mécontentement des élus sur les accords signés, mais le Président

Obama a d’ores et déjà annoncé qu’il fera usage de son droit de veto, en cas d’opposition

du Congrès. Les jeux sont faits, et nous voilà déjà obligés d’apprendre à jouer les

équilibristes…

L’équilibre dans ce coin du monde est désormais un mirage. Les alliés américains dans la

région, comme Israël, bien sûr, mais aussi l’Arabie Saoudite, se sentent floués.

Les Iraniens jubilent et les Occidentaux, eux, ont l’orgueil de croire qu’ils ont sauvé le

monde. Et pourtant… Dès la signature des accords avec les grandes puissances, le

président iranien n’a pas perdu une minute pour s’attaquer à « l’arrogance américaine ».

Une chose est claire : l’Iran n’arrêtera pas, en contrepartie du deal en or qu’il vient de

décrocher, d’alimenter les caisses de ses alliés terroristes Hezbollah, Hamas… Ce serait

trop dommage, remarquez : bientôt des milliards de dollars rentreront dans les caisses

des mollahs iraniens.

Un jeu de dupes aux airs de déjà-vu : en 1994, le président américain de l’époque, Bill

Clinton avait réussi à signer un accord similaire avec la Corée du Nord sur la non-

prolifération du nucléaire… Douze ans plus tard, le monde découvrait, déconfit, ce que

vaut un accord avec une dictature : la Corée du Nord s’était dotée sans aucun mal de la

bombe atomique. Corée du Nord, Iran, Syrie, n’appelle-t-on pas ces trois pays l’axe du

mal ?

Pour les responsables américains, l’heure est à la tournée des grands ducs : ils vont

devoir aller de popote en popote, tenter d’apaiser les egos blessés et les cœurs trahis de

leurs alliés proche-orientaux, pour leur promettre que non cette forfaiture n’en est pas

une. Non, non, pas du tout, d’ailleurs la preuve, nous sommes venus la hotte chargée de

cadeaux en compensation du danger et du mépris, diront les envoyés d’Obama, assurant

qui veut bien les entendre de leur soutien indéfectible.

Mais le mal est fait… Israël, comme à son habitude, tiendra une fois encore le mauvais

rôle. Car l’Etat hébreu a les moyens de peser dans l’échiquier local et surtout d’être un

allié fiable. Raison pour laquelle les Saoudiens, aujourd’hui, se tournent vers le Kotel

plutôt que vers la Maison-Blanche. Le lien qui unit les ennemis d’hier s’appelle l’Iran. Si

les Saoudiens et les Israéliens ont bien un point en commun, c’est leur méfiance

indiscutable à l’égard du régime des mollahs, et une allergie incurable à l’idée que celui-

ci puisse se doter du nucléaire civil, prélude, on le sait à une détention de l’arme

atomique.

Aujourd’hui, beaucoup de monde voit les attaques de l’Iran et ses alliés comme une

menace existentielle pesant sur l’Etat d’Israël. Je voudrais dire à tous les pessimistes

qu’Israël est toujours sorti vainqueur de chaque conflit. Certes, l’enjeu n’est pas le même.

l’Iran joue avec le feu, fait dans la surenchère, à coup de diatribes violentes appelant à la

destruction d’Israël. Joli coup de bluff : Israël a les moyens de les renvoyer à l’âge de

pierre en appuyant sur un bouton…

Je terminerai cet édito en rappelant qu’Israël est un pays fort avec des habitants

exceptionnels et l’une des armées les plus fortes du monde avec des moyens de

dissuasions qui devraient faire réfléchir nos ennemis. En 1948, nos ennemis voulaient

nous anéantir. En 2015, Israël est toujours là, Israël est même devenu un modèle pour

les peuples avides de liberté. « Les Kurdes regardent Israël comme le futur qu’ils veulent

pour eux ». La phrase est de Gill Rosenberg, cette Israélo-canadienne partie combattre

ISIS à leurs côtés durant 6 mois. Et pendant que l’extrême-gauche occidentale

agonisante crache sur le sionisme, croyant trouver son salut dans la conviction d’une

jeunesse en mal d’avenir et de repères, le Proche-Orient, lui, ouvre les yeux et les garde

fixés ardemment sur Israël, seule démocratie de la région, économie florissante, mini-

pays à la terre aride, devenu en à peine plus d’un demi-siècle, une grande puissance.

AmIsrael Hai

Alain Sayada

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