Israël appelle à maintenir les sanctions contre l’Iran

JERUSALEM, 14 oct 2013 (AFP) – Le ministre israélien des Affaires
stratégiques Youval Steinitz a pressé lundi la communauté internationale de
maintenir les sanctions contre Téhéran pour obtenir l’arrêt du programme
nucléaire iranien.
« Les Iraniens viennent dialoguer uniquement à cause de la sévère pression
économique » exercée contre leur pays, a affirmé à des journalistes M.
Steinitz, également ministre chargé des Relations internationales et des
Renseignements.
Ce proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait ces déclarations à
la veille de la reprise des négociations sur le programme nucléaire iranien
entre Téhéran et le groupe dit 5+1 (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne,
France, Chine et Allemagne).
« L’Iran a besoin d’un accord de façon urgente. L’économie iranienne est en
très mauvais état », a ajouté M. Steinitz, souhaitant que « le dilemme soit
parfaitement clair pour eux (les Iraniens): que s’ils veulent sauver leur
économie, il doivent renoncer à leur projet nucléaire ».
Le ministre israélien a par ailleurs insisté de nouveau sur la nécessité
d’une « menace militaire crédible qui pourrait accroître les chances » de
parvenir à un accord sur le nucléaire, citant l’exemple de la Syrie.
« Il y a un an, aucun d’entre nous, y compris moi-même, n’aurait rêvé ou
pensé qu’il était possible que le président syrien Bachar al-Assad signe un
accord sur le démantèlement de ses armes chimiques et des capacités de
production de telles armes », a-t-il souligné.
« Le président américain Barack Obama est venu avec une menace militaire
crédible, et tout d’un coup une percée diplomatique s’est produite », en
septembre, a-t-il poursuivi.
Les Occidentaux et Israël soupçonnent l’Iran de cacher un volet militaire
sous son programme nucléaire civil. Ils s’inquiètent de la possibilité pour
Téhéran d’enrichir l’uranium à un niveau suffisant pour fabriquer une bombe
atomique.
M. Netanyahu, a multiplié les appels au maintien des sanctions
internationales contre l’Iran. Il exige pour une levée des sanctions l’arrêt
total du programme d’enrichissement d’uranium et son démantèlement par
Téhéran, l’envoi à l’étranger de son stock d’uranium enrichi, la fermeture du
site d’enrichissement souterrain de Fordo, mais aussi l’arrêt de la
construction du réacteur à eau lourde d’Arak.
L’Iran et les grandes puissances se retrouvent avec l’espoir de relancer
les négociations sur le programme nucléaire controversé de Téhéran, qui a
néanmoins fixé comme « ligne rouge » la question de l’enrichissement de
l’uranium sur son sol.
Les discussions prévues pendant deux jours sont les premières depuis la
prise de fonctions du président Hassan Rohani, qui s’est engagé à « fournir
l’assurance » de la nature pacifique de ce programme.
jad-jlr/sst/sw

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