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Le misérabilisme médiatique, un jeu dangereux… Par Alain SAYADA

 

A quel jeu jouent les médias ? Sur I-télé, le Parisien et maintenant Bfmtv, l’information tourne en boucle. Ces

trois médias se penchent sur la psychologie de l’auteur présumé de l’attentat en Isère, Yassin Salhi. Sous le

prétexte de trouver des raisons au passage à l’acte, tous dissèquent les difficultés qu’aurait affronté ce pauvre

homme, quelques jours avant de décapiter son patron. Notons qu’il aurait eu avec lui une dispute. Le pauvre

avait aussi des peines de cœur, sa femme ayant menacé de le quitter, nous dit-on.

Mais de qui se moque-t-on ? La décapitation du patron fait-elle désormais partie de l’arsenal de la lutte

syndicale ? Doit-on demander, lors des Assemblées générales des délégués du personnel, que chaque camarade

verse son écot pour participer à l’achat de sabres et autres lames fort utiles, lorsqu’on doit s’atteler à démembrer

(ou comme ici, priver de sa tête), le Grand capital ? Peut-être faut-il aussi indiquer aux psys et autres conseillers

conjugaux de l’Hexagone qu’ils ne sauraient trop enjoindre les épouses qui les consultent de rentrer sagement à

la maison, quand bien même monsieur est insupportable, pour éviter que leurs voisins, collègues ou

commerçants de proximité perdent la tête ?

La désinformation est à son comble… Désireux d’alimenter leurs antennes, leurs sites internet, leurs pages, les

journalistes décortiquent l’information sans plus jamais chercher à lui donner un sens, une finalité. Ils

nourrissent leurs écrits et leurs images de la moindre broutille, sans se poser la question du message qu’elle

véhicule. On a d’ailleurs vu fleurir les papiers misérabilistes sur l’enfance malheureuse et solitaire des frères

Kouachi, enfants errant de familles d’accueil en foyer de la Ddass, sur l’histoire tout aussi triste de Coulibaly,

auteur du massacre de l’Hyper cacher et du meurtre de la policière à Montrouge.

Va-t-on ensuite s’indigner du parcours de Seiffedine Rezghi, jeune étudiant de 23 ans, fan de hip-hop devenu

meurtrier sanguinaire, ayant arrosé à la Kalachnikov des centaines de touristes sur une plage tunisienne ? Est-ce

parce que son tube préféré n’était jamais diffusé en radio qu’il a tué 38 personnes et en a blessé tout autant ? Ou

peut-être rêvait-il d’une carrière dans la musique et ses espoirs déçus sont-ils

la cause de son geste sanguinaire ?

Les experts psychiatres et spécialistes des mouvements terroristes peinent eux-mêmes à trouver des explications

à la folie dans laquelle le monde a basculé. De grâce, qu’on les laisse travailler, avant de se croire capables de les

remplacer !

Alain SAYADA  – IsraelActualites.com 

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