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Patrick Klugman, socialiste et membre du CRIF, refuse de condamner le boycott d’Israël

Patrick Klugman, élu socialiste adjoint aux relations internationales et à la francophonie, vice-président de SOS racisme et membre coopté du CRIF, vient de s’illustrer le 28 septembre en refusant de condamner les appels au boycott d’Israël, alors que le mouvement BDS ne cache plus son antisémitisme…

Le 28 septembre dernier, lors du conseil municipal de Paris, le groupe Les Républicains a introduit un voeu pour que la Mairie de Paris sorte du flou et prenne clairement position contre le boycott d’Israël et BDS

(Boycott, Désinvestissement, Sanctions), une organisation antisioniste radicale et antisémite.

 

Patrick Klugman, pourtant membre du CRIF qui est censé lutter contre le boycott, s’y est violemment opposé :

« Nous rejetons ce voeu parce qu’il est d’une lâcheté et qu’il est d’une manœuvre politicienne inacceptable ! »

Klugman accumule les positions nettement anti-israéliennes:

Lors de la réception du dictateur Mahmoud Abbas, dictateur car il continue à diriger l’Autorité palestinienne depuis 6 ans sans mandat en refusant d’organiser des élections, Klugman s’était illustré en déclarant « N’oublions pas pour autant qu’en termes de déclarations racistes, il me semble que le Président palestinien n’a rien à envier à certains ministres israéliens… ».

M. Klugman feint d’oublier les nombreux propos antisémites de Mahmoud Abbas que le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a pourtant pointé du doigt en exhortant le dictateur palestinien à s’abstenir de tout « propos incendiaire » sur le Mont du Temple afin de ne pas attiser les violences.

On sait maintenant de quel coté penche Patrick Klugman. Même si l’on s’en doutait, puisque SOS Racisme, dont il est vice président, avait porté plainte contre le journaliste Clément Weil-Raynal quand il avait révélé que SOS Racisme tolère les appels au boycott d’Israël.

Et l’on se souvient que Klugman a affiché sa totale solidarité avec les antisionistes radicaux et les militants pro-palestiniens en appelant à voter la résolution socialiste à l’Assemblée Nationale pour la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien en novembre 2014 contre laquelle l’association Europe Israël avait organisé 2 manifestations.

Ancien président de l’UEJF, anti-chambre des futurs ténors du PS, Klugman ne cache pas sa sympathie pour la cause palestinienne plus que pour Israël. Il déclarait d’ailleurs « Je suis sioniste et pro-palestinien »

Pro-palestinien cela ne fait pas l’ombre d’un doute mais sioniste cela reste encore à démontrer.

En 2004, alors que le Premier ministre Ariel Sharon s’inquiétait de la montée de l’antisémitisme et souhaitait que les Juifs de France fassent leur Alyah, Patrick Klugman avait déclaré que le Premier ministre israélien était « très mal informé de ce qui se passe en France ». Klugman devait estimer, comme ses amis socialistes,  que l’antisémitisme n’existait pas en France.

Pour le coup, c’est bien Klugman qui était mal informé sur ce qui se passait en France, les attentats antisémites sont venus démontrer le contraire.

En refusant de condamner le boycott Klugman a encore consterné les amis d’Israël

A commencer par Claude Goasguen. Le député-maire du XVIe et président du groupe d’amitié France-Israël à l’assemblée nationale a dû se pincer pour y croire : lui, un non juif, défend Israël bec et ongle.

Pendant de temps, Klugman qui joue des coudes depuis des années pour qu’on lui fasse une place parmi les responsables de la communauté juive, refuse de condamner le boycott.

C’est donc un Goasguen furieux qui a, sur son blog, exprimé sa colère contre ce bien curieux juif de cour :

« Au Conseil de Paris on parle de n’importe quoi mais dès qu’on parle d’Israël on fait face à un refus catégorique de la majorité socialo-communiste! » s’est-il exclamé.

« Monsieur Klugman … Je suis consterné par votre intervention… vous passez des vœux sur le Yémen … sur le Kalimantan du Nord, sur la culture des saucisses à Monaco demain, mais sur Israël, on n’aurait pas le droit ? »

« Vous passez des vœux sur n’importe quelle affaire géopolitique mineure, nous les votons par solidarité. Mais [pas] sur une question aussi importante que le boycott d’Israël ! »

« Quand on parle de boycott, qui est une atteinte au droit international et au droit interne, vous ne vous solidarisez pas sur cette affaire parce que soi-disant c’est hors sujet et c’est politicien. Monsieur Klugman, vous avez perdu la raison ! »

« Allez en Israël et en Palestine de temps en temps au lieu de discuter dans les couloirs de l’Hôtel de Ville. Cela vous fera du bien. »

Et Claude Goasguen lance à Klugman, au sujet de la scandaleuse inscription de « Président de la Palestine » sur les cartons d’invitation de la Mairie :

« Mr Klugman, je trouve indélicat, de la part de la Mairie de Paris, d’avoir envoyé un carton en disant que M. Abbas était Président de la Palestine. A ma connaissance, juridiquement, la Palestine n’existe pas encore ; il y a l’autorité palestinienne. 

Monsieur Klugman, la Palestine n’existe pas en droit. Il y a un président de l’Autorité palestinienne. Vous nous avez envoyé un document officiel. Vous n’avez pas le droit d’utiliser ce terme. »

Le CRIF va-t-il prendre ses responsabilités et virer Klugman  ?

La question se pose en effet: Si le CRIF prétend lutter contre le boycott d’Israël, boycott antisémite comme nous l’avons démontré dans divers articles, comment peut-il continuer à accueillir parmi ses membres dirigeants un personnage qui refuse de condamner le dit boycott ?

Klugman n’est plus dirigeant d’une association communautaire et ne devrait plus siéger au CRIF. Pourtant il a été coopté pour continuer à être parmi les dirigeants du CRIF…

Quand on sait que la majorité des membres du CRIF a refusé d’intégrer l’association Europe Israël, comptant plus de 2 800 adhérents, représentée dans toute la France et d’autres pays comme la Belgique, la Suisse, Israël.

Quand on sait que le même CRIF a refusé d’intégrer l’association Haverim, des homosexuels juifs… Alors que Roger Cukierman avait promis pourtant « d’ouvrir le CRIF » lors de sa campagne électorale (voir notre interview de Roger Cukierman).

On peut s’interroger sur ce qui peut motiver la cooptation d’un élu engagé politiquement. Est-ce bien la place d’un dirigeant politique ?

On sait que l’UEJF et les socialistes font et défont en partie la « politique du CRIF », malgré que son président, Roger Cukierman, soit plutôt marqué à droite.

Ainsi s’est-il fait rappeler à l’ordre après avoir déclaré en février 2015 que « toutes les violences antisémites sont commises par des jeunes musulmans ». On ne doute pas un instant que son revirement quelques jours plus tard soit dû aux pressions du gouvernement socialiste, avec l’aide de l’UEJF sa courroie de transmission au sein du CRIF.

Mais cette fois, la coupe est pleine en ce qui concerne Klugman.

La Communauté Juive de France ne peut continuer à compter parmi ses dirigeants un pro-palestinien avéré qui refuse de condamner le boycott d’Israël.

La Communauté Juive de France souhaiterait certainement connaitre la position de Karen Taïeb, élue socialiste dans le 4ème arrondissement, épouse de Gil Taïeb qui n’est rien de moins que le vice président du CRIF.

Karen Taïeb, élue socialiste, a-t-elle également refusé de condamner le boycott comme Klugman ?

En ces temps troublés de montée de l’antisémitisme, les Juifs de France méritent d’avoir des dirigeants communautaires aux positions claires et tranchées.

Et si d’aventure le CRIF et ses dirigeants étaient incapables de prendre une telle décision, Europe Israël ne se privera pas de le dénoncer ouvertement.

 

Rappel de quelques « faits d’arme » de Patrick Klugman:

  • En juin 2006, Patrick Klugman fait expulser le député Philippe de Villiers de la manifestation en hommage à Ilan Halimi. Que lui reproche Patrick Klugman ? Rien, si ce n’est de ne pas faire partie de son clan, la gauche bien pensante. Philippe de Villiers, rappelons-le, est le fils d’un ancien résistant déporté.
  • En 2008, Patrick Klugman diffame Ruddy Haddad, un jeune juif passé à tabac qui était dans le coma, suite à une agression antisémite. Il l’accuse d’être un petit délinquant récidiviste dans le but de minimiser l’agression.
  • En 2008, il attaque le professeur Guy Millière parce qu’il a osé critiquer le vilain livre « OPA sur les juifs de France ».
  • En 2002 Klugman a œuvré pour que l’UEJF se désiste de l’action engagée contre Edgar Morin et Le Monde, où, au sujet du « massacre » imaginaire de Jénine, il osait écrire en toutes lettres que « Les juifs prennent plaisir à humilier les palestiniens ».
  • En 2011, SOS Racisme, dont Klugman est vice président, a porté plainte contre le journaliste Clément Weil-Raynal. Klugman n’a pas apprécié que Weil-Raynal découvre que SOS Racisme tolère les appels au boycott d’Israël.
  • Lors de la soirée du PS fêtant l’investiture de François Hollande, dimanche 16 Octobre à la Maison de l’Amérique Latine, Patrick Klugman croise Clément Weil-Raynal, en reportage pour FR 3. Patrick Klugman perd tout sang froid, et se sentant probablement en terrain conquis, s’est mis à apostropher le journaliste.
  • Mythomane ou conspirationniste, Patrick Klugman affirme au micro de RCJ que « les fidèles des synagogues de la région parisienne auraient été sermonnés pour les inciter à ne pas voter pour François Hollande à la présidentielle ! ».
  • Scandalisée par des tels propos – notoirement mensongers – Lynda Asmani, conseillère de Paris, fait parvenir une lettre aux 120 conseillers municipaux de la ville, pour les alerter des douteux propos du butor,
  • N’hésitant pas à pointer un doigt accusateur, Asmani écrit :
    « Ces accusations sont totalement infondées, et (…) elles peuvent même contribuer à libérer une certaine parole jetant ainsi l’opprobre sur l’ensemble (de la) communauté »
  • Au premier tour de la présidentielle, Klugman rend ce vibrant hommage à Jean Luc Melenchon : « Pendant la campagne, il [Mélenchon] s’est abstenu de parler d’Israël, ce qui ne manque pas de panache ». Klugman aurait pu inclure les terroristes du Hamas – qui n’ont pas non plus, cette semaine là, parlé d’Israël.
  • Lors d’un 100% Brunet sur RMC, et avant que l’identité de Mohamed Merah ne soit révélée, il s’acharne contre Marine Le Pen, et lui prête des « penchants psycho rigides », alors qu’il refuse superbement d’envisager l’hypothèse islamiste.
  • Le 19 avril 2012, Klugman fait rédiger un méchant article contre Gilles-William Goldnadel dans la revue la règle du jeu, mais il s’empresse, le nunuche, de l’envoyer depuis sa propre boîte email à tous les membres du Comité Directeur du Crif.
  • Mars 2013 – François Hollande demande à Patrick Klugman, au diner du Crif, d’arrêter de lui tourner autour comme un caniche, ainsi qu’il le fit l’année d’avant.
  • Un esprit taquin est allé souffler à Klugman que son arch-ennemi, Gilles-William Goldnadel, se présente à la présidence du Crif. Pris de panique, Klugman lance un toutou de service pour mordre Goldnadel sur le site de BHL (à son insu).
  • Patrick Klugman, en pleine Klugmania, accuse Goldnadel : « Goldnadel non seulement relaie la propagande de la mafia criminelle qui massacre sans vergogne en Syrie, mais il alimente de surcroît tous les fantasmes complotistes ainsi que l’antisémitisme.

© Moshé Anielewicz pour Europe Israël News

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