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video: Sarcelles, la “petite Jérusalem”, vient de basculer, Bassi Konaté nouveau Maire de Sarcelles

Sarcelles, la “petite Jérusalem”, vient de basculer

Capture d’écran 2026-03-23 053434Ce résultat appelle une question simple, mais lourde de conséquences : la communauté juive de Sarcelles s’est-elle suffisamment mobilisée ? Lorsqu’une ville aussi symbolique bascule avec un tel écart, chacun doit avoir l’honnêteté de regarder la réalité en face. Une élection se joue dans les urnes, pas dans les conversations d’après-coup, dans les restaurants ou bien les Synagogues.

Et quand certains ne se déplacent pas, d’autres choisissent à leur place.

Pour beaucoup d’habitants, ce basculement n’est pas anodin. Sarcelles n’est pas une commune comme une autre. Elle représente depuis des décennies un lieu de vie, d’ancrage et d’identité pour une partie importante du judaïsme français. C’est pourquoi cette alternance politique provoque aujourd’hui, chez beaucoup, une inquiétude réelle :

Sarcelles est-elle en train de perdre une part de son âme ?

Il faut aussi regarder les responsabilités politiques locales. Patrick Haddad, maire sortant, était arrivé troisième au premier tour avec 25,40 % des suffrages, avant de se retirer de la course au second tour, sans donner de consignes de votes. Beaucoup regretteront qu’aucune dynamique claire de rassemblement n’ait émergé pour tenter de faire obstacle à ce basculement.

Il ne s’agit pas ici d’insulter qui que ce soit, ni de céder à l’excès. Il s’agit de poser une question politique, culturelle et civique. Car quand une ville symbole ( Jumelée avec la ville de Netanya- Israël) change de cap, ce n’est jamais seulement une affaire de pourcentages. C’est aussi un signal envoyé à ceux qui y vivent, à ceux qui y ont construit une histoire, à ceux qui veulent pouvoir y continuer à vivre leur identité sans peur ni effacement.

Beaucoup se demandent désormais quel visage prendra Sarcelles dans les années à venir. D’autres redoutent que l’on entende demain, dans ses rues, des slogans comme dans la ville de Saint  Denis  ou nous avions pu entendre à l’intérieur de la mairie des appels comme » Nous sommes tous des  Enfants de Gaza » ou des discours qui accentueraient encore les fractures déjà visibles dans d’autres villes. Ce sentiment d’inquiétude existe. Il faut l’entendre, sans caricature, mais sans aveuglement non plus.

La vérité est parfois dure : ceux qui ont remis à demain ce qu’ils pouvaient faire aujourd’hui risquent d’en garder un goût amer. Car l’abstention, l’indifférence ou le silence finissent toujours par produire des conséquences bien réelles. Et ce sont souvent les générations suivantes qui en paient le prix.

Une page s’est tournée à Sarcelles. Reste à savoir si ce sera un électrochoc salutaire ou le début d’un lent renoncement.

En allant pas voter vous porter une grande responsabilité d’avoir fait rentrer la  haine dans votre ville pour seulement 1 500 voix d’écarts.

Alain SAYADA
Rédacteur en chef – Israël Actualités
© 2026 – Tous droits réservés

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