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Peres appelle la communauté internationale à se « débarrasser » des armes chimiques en Syrie

JERUSALEM, 25 août 2013 (AFP) – Le président israélien Shimon Peres a
appelé dimanche la communauté internationale à se « débarrasser » des armes
chimiques de Syrie, après les attaques présumées au gaz toxiques qui ont
frappé la région de Damas mercredi.
« Il est temps pour la communauté internationale d’essayer de se débarrasser
de toutes les armes chimiques en Syrie », a déclaré M. Peres en marge d’une
rencontre à Jérusalem avec le chef de la diplomatie française Laurent Fabius,
sans préciser ce qu’il envisageait concrètement.
« C’est très compliqué, très coûteux, mais il serait encore plus compliqué
et encore plus dangereux » de laisser les choses telles qu’elles sont, a ajouté
M. Peres.
L’opposition accuse le pouvoir syrien d’avoir eu recours à des gaz
toxiques, évoquant plus de mille morts, ce que Damas nie en bloc, accusant à
son tour les rebelles d’être derrière ces attaques.
Médecins sans frontières a fait état du décès de 355 patients « présentant
des symptômes neurotoxiques » dans ce secteur, mais a précisé ne pas pouvoir
« confirmer scientifiquement la cause de ces symptômes ni établir la
responsabilité de cette attaque ».
« Ce qui se passe en Syrie est sans précédent », a indiqué M. Peres, « et je
ne peux croire que le crime de guerre le plus inconcevable, l’usage d’armes
chimiques, pour tuer des femmes et des enfants, ait eu lieu », a ajouté le
président israélien.
M. Peres a par ailleurs salué la France pour « la clarté et le courage » de
ses déclarations, ajoutant que Paris était « la voix la plus claire à propos de
la Syrie ».
Laurent Fabius, en visite en Israël et dans les territoires palestiniens, a
déclaré que « tout indique le massacre chimique et la responsabilité très
lourde de Bachar Al-Assad. On ne comprendrait pas qu’à partir du moment où les
faits sont établis, il n’y ait pas une réaction forte de la communauté
internationale ».
« Si devant une telle forfaiture, la communauté internationale reste sans
réaction, la population se dira à quoi et à qui peut-on croire ? », a ajouté M.
Fabius.
cf-sy-jjm/cbo/hj

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