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Jean Rottner, maire de Mulhouse : « aujourd’hui, en matière d’innovation, il y a la Silicon Valley et il y a Israël »

 

L’élu a conduit une délégation d’une dizaine de personnalités mulhousiennes et alsaciennes en

Israël, dans le cadre de la mission TECHNION. De Jérusalem à Tel Aviv, en passant par Ramallah et

Haïfa, les membres de la délégation ont rencontré les acteurs politiques locaux, les représentants

de la France et les acteurs économiques du numérique en Israël. Ils ont notamment été reçus par

les dirigeants du Technion, par des universitaires de renom et des entrepreneurs du secteur.

Edifiant, ce voyage qui a permis a Jean Rottner de découvrir le pays, initie des liens forts et

véhicule de manière très positive, l’excellence israélienne dans le domaine de l’innovation.

Interview.

Jean Rottner, maire de Mulhouse
Jean Rottner, maire de Mulhouse

Que retenez-vous de cette mission, de ce voyage et de ces rencontres ?

Ce voyage a été très enrichissant, car j’ai pu rencontrer des individus d’horizons et de cultures

différentes. Par ailleurs, j’ai pu découvrir pour la première fois un pays qui est au cœur de nos

origines, nos sources. J’en retiens l’image d’un pays dynamique et ambitieux particulièrement pour

les nouvelles technologies et notamment avec l’université du Technion.

Quelles idées vous faisiez vous du pays avant et qu’en retenez-vous ?

J’ai découvert un pays où la vie y est agréable, conviviale, j’ai rencontré des citoyens ouverts d’esprit.

Loin de tout ce que les médias essayent de nous faire croire où règne une ambiance lourde, sous

pression.

Vous avez donc vu le pays sous un nouveau jour ?

Oui tout à fait, je suis parti sans a priori, et j’ai découvert un pays extrêmement agréable tant les

villes que les campagnes où l’on retrouve cette impression de paix.

Vous vous êtes rendu dans les territoires palestiniens également ?

Effectivement nous avons visité la ville de Ramallah. C’est une ville en pleine expansion, en

construction, et nous avons cru comprendre que c’était aussi une ville de loisirs. Je n’ai pas

suffisamment visité les villes palestiniennes pour m’en faire une opinion précise, mais je retiens

surtout d’un côté comme de l’autre une envie de sortir du status quo et une inquiétude grandissante

concernant les problématiques régionales. C’est en tout cas ce qu’ont manifesté les députés aussi

bien du Likoud et travaillistes rencontrés en Israël que les élus palestiniens que nous avons

rencontrés.

Que retenez-vous du système universitaire israélien pour vous Mulhousiens, pour la ville et avant

tout le système universitaire ?

Ils vont extrêmement vite, ne perdent pas leur temps dans des projets qui ne mèneront à rien.

La formation menée par le corps enseignant est extrêmement performante. Les enseignants sont

inclus dans les start-up. Il y a un lien universitaire-expert- étudiants très étroit. Nous avons rencontré

la directrice d’un MBA formant à la création de start-up dont les résultats sont étonnant. Ce que je

retiens, surtout c’est la qualité de l’enseignement et la façon dont cet enseignement est mis en

pratique dans la vie économique.

Nous avons visité l’hôpital de Haïfa, qui est une véritable pépinière de talent, un incubateur de 40

millions d’euros.

Aujourd’hui, à mon sens, il y a la Silicon Valley et Israël comme régions les plus performantes au

monde en terme d’innovations dans les nouvelles technologies.

Ce MBA vous a-t- il donné envie de discuter avec des responsables universitaires pour transposer ce

modèle ?

Nous entretenons des relations et échangeons avec un laboratoire visant à créer un waze cycliste.

C’est difficile à mettre en place, car nous avons des cultures différentes mais je ne désespère pas.

Parallèlement, nous échangeons dans de nombreux domaines tels que les nouveaux matériaux, les

composites, entre nos universités respectives.

Quelles impressions gardez-vous ? Quelles sont les choses que vous voudriez appliquer en plus par

rapport à ce qui était déjà mis en place ?

L’agilité. Ils sont cohérents avec les options choisies par l’université et la réalité économique. C’est

extrêmement fort. Il existe des similitudes entre l’enseignement en Israël et celui proposé en

Amérique du Nord, c’est pourquoi l’Europe ou la France plus particulièrement devrait s’en inspirer,

Notons qu’il existe déjà une belle coopération entre l’université de Strasbourg et le Technion

Dans la mesure où les formations se font en hébreu, au Technion, il est difficile pour les étudiants

français de participer à des programmes d’échanges ?

Oui c’est compliqué, cependant il existe des formations qui leur sont proposées en anglais. Au-delà

de la barrière de la langue, notre travail est essentiellement lié à la recherche. Et pour trouver des

solutions ensemble, il n’est pas impératif d’être à leurs côtés !

Interview Exclusif pour Israel Actualités

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