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Les musulmans de France dénoncent une résolution du Conseil de l’Europe sur la circoncision

PARIS, 05 oct 2013 (AFP) – Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a
dénoncé samedi une résolution du Conseil de l’Europe définissant la
circoncision des garçons pour motifs religieux, pratiquée dans le judaïsme et
l’islam, s’étonnant du « silence » des dirigeants musulmans à ce propos.
« Je m’indigne contre cette résolution et m’étonne du silence des dirigeants
musulmans qui n’ont pas réagi », a déclaré à l’AFP un dirigeant du CFCM,
Abdallah Zekri.
L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté mardi (par
78 voix pour, 13 contre et 15 absentions) une résolution invitant les États
membres à prendre des mesures contre les « violations de l’intégrité physique
des enfants ».
Dans leur texte, les parlementaires européens appellent à « condamner
publiquement les pratiques les plus préjudiciables, comme les mutilations
génitales féminines (excision, NDLR) et adopter la législation les
interdisant », ainsi qu’à « définir clairement les conditions médicales,
sanitaires et autres à respecter s’agissant des pratiques qui sont aujourd’hui
largement répandues dans certaines communautés religieuses, telle que la
circoncision ».
En réaction, le gouvernement israélien a demandé au Conseil de l’Europe de
revenir sur cette résolution qu’il condamne.
« Il s’agit d’un rite religieux millénaire dont les bienfaits sont en outre
scientifiquement démontrés et non d’une atteinte à l’intégrité physique des
garçons », a expliqué M. Zekri qui appelle à distinguer entre la « circoncision »
des jeunes garçons expressément recommandée par l’islam et l' »excision » des
jeunes filles qui « constitue effectivement une mutilation » en cours notamment
en Afrique subsaharienne, a-t-il noté.
Chez les juifs et les musulmans, la circoncision est en général pratiquée
dans la semaine qui suit la naissance.
A ce sujet, les parlementaires européens recommandent d' »adopter des
dispositions juridiques spécifiques pour que certaines interventions et
pratiques ne soient pas réalisées avant qu’un enfant soit en âge d’être
consulté ».
ao/caz/bg

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