Réactions de La France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon
L’intervention militaire américaine ayant conduit à l’arrestation de Nicolás Maduro a suscité une condamnation immédiate et virulente de la part de La France insoumise.
Position officielle de LFI
Dans un communiqué diffusé dans la journée, LFI a dénoncé ce qu’elle qualifie de
« coup de force impérialiste en violation totale du droit international et de la souveraineté d’un État ».
Le mouvement estime que :
- l’arrestation d’un chef d’État étranger par une puissance militaire extérieure constitue un précédent extrêmement dangereux ;
- aucune accusation, même grave, ne saurait justifier une intervention armée unilatérale ;
- cette opération affaiblit durablement le cadre multilatéral et l’autorité des institutions internationales.
Déclaration de Jean-Luc Mélenchon
Le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, a réagi sur les réseaux sociaux et lors d’une prise de parole publique en dénonçant une opération qu’il juge illégale :
« Les États-Unis n’ont aucun droit à renverser des gouvernements par la force. Le droit international n’est pas à géométrie variable. »
Jean-Luc Mélenchon a également mis en garde contre :
- une normalisation des interventions militaires extraterritoriales,
- un risque d’embrasement régional en Amérique latine,
- et une logique de justice du plus fort, incompatible selon lui avec les principes défendus par la France.
Critique de la position française
LFI reproche par ailleurs à l’exécutif français une réaction jugée trop ambiguë, estimant que Paris devrait :
- condamner sans réserve l’opération américaine,
- exiger une saisine immédiate du Conseil de sécurité de l’ONU,
- refuser toute reconnaissance politique des autorités issues de cette intervention.
« La France ne peut défendre le multilatéralisme d’un côté et tolérer sa destruction de l’autre », a résumé un député insoumis.
Une fracture idéologique marquée en France
Ces prises de position illustrent une fracture nette au sein du paysage politique français :
- LFI et une partie de la gauche : condamnation absolue de l’intervention, quel que soit le régime visé.
- Majorité présidentielle : condamnation juridique mais discours plus mesuré sur la nature du régime Maduro.
- Droite et centre : critiques prudentes, parfois accompagnées d’un rappel sur le caractère autoritaire et criminel du pouvoir vénézuélien.
L’arrestation de Maduro révèle moins un consensus moral qu’un affrontement idéologique : faut-il combattre les dictatures à tout prix, ou refuser la force même contre les tyrans ?
Israel Actualités


